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Fatmax66
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MessagePosté le: Mar 26 Avr - 18:15 (2011)    Sujet du message: Grandes lignes Répondre en citant

Source: Wikipedia












La bataille de Stalingrad désigne les combats de juillet 1942 au 2 février 1943, pour le contrôle de la ville éponyme, aujourd'hui Volgograd, entre les forces de l'Union des républiques socialistes soviétiques et celles du Troisième Reich. Ils incluent l'approche de la ville par les armées allemandes, les combats urbains pour sa conquête, puis la contre-offensive soviétique, jusqu'à l'encerclement et la reddition des troupes allemandes. L'ensemble de ces combats, dans et hors la ville, firent de 1 à 2 millions de morts en un peu plus de 6 mois, soit de 4 500 à 9 000 morts par jour.[réf. nécessaire]
Avec la bataille de Moscou, en décembre 1941, et la bataille de Koursk, en juillet 1943, elle constitue l'une des grandes défaites de l'armée allemande et est considérée comme un tournant stratégique majeur de la Seconde Guerre mondiale. Elle reste dans les mémoires pour l'âpreté des combats urbains, n'épargnant ni civils ni militaires, ainsi que pour son impact psychologique et symbolique.Contexte de la bataille[modifier]
À l’automne 1942, la bataille de Stalingrad se déroule dans un contexte où les deux adversaires sont dos au mur : l’Allemagne doit vaincre au plus vite avant l’entrée en scène des américains sur le théâtre européen, l’URSS ne peut plus reculer sans risquer l’asphyxie économique. C’est justement ce que va chercher à obtenir l’Allemagne nazie en attaquant les ressources du sud du pays. Stalingrad n’est à l’origine qu’un objectif secondaire dans une des étapes du plan allemand mais l’évolution de la campagne en fera à l’automne l’objectif principal, notamment pour des raisons symboliques.
La situation stratégique globale[modifier]
Le 22 juin 1941, l'Allemagne et ses alliés de l'Axe envahissent l'Union soviétique, avançant rapidement et profondément dans le territoire ennemi. Après avoir beaucoup souffert pendant l'été et l'automne 1941, les forces soviétiques contre-attaquent lors de la bataille de Moscou en décembre 1941. Les forces allemandes épuisées, mal équipées pour une guerre hivernale et avec des lignes de ravitaillements étirées au maximum de leurs capacités, sont repoussées dans un premier temps puis stabilisent le front, de l’avis des nazis grâce au « Haltbefehl » de Hitler (l’interdiction de tout recul), ce qui jouera sans doute un rôle dans les décisions prises à Stalingrad.
Deux adversaires épuisés[modifier]
Ces neuf premiers mois ont épuisé les deux adversaires : les pertes allemandes1,2 de 1941 sont si grandes qu’après l’hiver la plupart des divisions de la Wehrmacht sont jugées inaptes à l’offensive3,4. Le manque de troupes est tel que l’Allemagne doit demander de l’aide à ses alliés de l'Axe pour tenir le front et dégager les moyens nécessaires à son offensive de l’été 19425,6.
Côté soviétique, les pertes humaines ont été vingt fois plus importantes et la quasi-totalité du matériel a été perdue. Le potentiel économique a été fortement amoindri car près de la moitié du territoire soviétique en Europe7 et 80 millions d’habitants8 sont sous domination allemande. Le remplacement de l'équipement militaire est assuré par l'arrivée d'une aide anglo-américaine massive au titre du prêt-bail, la remise en route des industries déplacées dans l’Oural et un effort de guerre sans précédent9 qui permet à l'URSS de produire plus d'armes que le Reich dès 194210. L’Armée rouge commence donc à se reconstruire mais l’URSS ne peut plus se permettre les pertes humaines et territoriales subies en 1941, d'autant que ce résultat n'est obtenu qu'au prix d'énormes sacrifices par les civils et d'une quasi-asphyxie du reste de l'économie.
Une course contre la montre[modifier]
Depuis le 7 décembre 1941, les Etats-Unis sont entrés en guerre au côté des Alliés après l'attaque sur Pearl Harbor par les Japonais suivie, quatre jours plus tard, de la déclaration de guerre par l'Allemagne et l'Italie. Adolf Hitler sait que le temps lui est compté s’il ne veut pas avoir à se battre sur deux fronts ; à l’inverse, Joseph Staline demande avec insistance l’ouverture d’un second front en Europe mais il n’obtiendra le 8 juillet 1942 de Winston Churchill que l’assurance d’un débarquement américain en Afrique du Nord à l’automne : l’opération Torch11.
A la grande déception de Staline, le second front en Europe ne s'ouvrira donc pas en 1942. Cependant la large publicité qui en est faite par la presse alliée entretient les craintes d'Hitler, qui maintient à l'Ouest plusieurs unités d'élite 12, d'autant qu'il est persuadé que l'effondrement de l'URSS, qui se dessine à l'été 1942, incitera les alliés à débarquer au plus tôt, avant que le Reich ne puisse retourner toutes ses forces à l'Ouest .
La campagne de 1942[modifier]Les échecs soviétiques du printemps 1942[modifier]
Après les succès de l’hiver 1941-1942, l’Armée rouge subit de nombreux revers au printemps et plus encore durant l’été 1942 (seconde bataille de Kharkov, prise de la péninsule de Kertch, destruction de la 5eArmée de tanks à Voronej, prise de Sébastopol13) qui la font passer d’un relatif optimisme à un franc pessimisme avec la prise de Rostov.
Ces échecs confortent les Allemands dans leur vision de l'adversaire, car ils découlent de la persistance des faiblesses typiques de l’Armée rouge au début de la guerre :
  • manque de préparation et, de ce fait, manque de concentration des moyens ;
  • manque de coordination entre les fronts ;
  • mauvaise gestion des communications (en partie due au manque de matériel radio) ;
  • mauvaise coordination entre les blindés, l’artillerie et l’aviation ;
  • lourdeurs et contradictions du double commandement politique et militaire ;
  • mauvaise manœuvre des unités blindées ;
  • manque d’aviation.

Une grande partie de ces défauts a été corrigée durant la première partie de la bataille de Stalingrad, ce qui permet le succès de l'offensive russe autour de la ville et explique la mauvaise interprétation de la situation par les Allemands, qui n'avaient pas perçu l'évolution de leur adversaire.
Pourtant, des changements sont perceptibles dès l'été puisque, contrairement à 1941, l'Armée rouge bat en retraite plutôt que de se laisser encercler, limitant ainsi ses pertes en hommes et en matériel. De plus, elle fait preuve d’une indéniable ténacité dans la défense en milieu urbain, notamment à Sébastopol, ce à quoi la propagande donne un large écho, mettant en valeur le courage et l’esprit de sacrifice des combattants soviétiques.
L’offensive allemande de l’été 1942[modifier]
N’étant plus en état de reprendre une offensive générale, l'Oberkommando der Wehrmacht (Haut Commandement allemand) choisit de concentrer ses moyens sur un front plus réduit que l’année précédente. Fidèle à la philosophie militaire allemande voulant que, dans l'espoir de gains rapides, l'attaque se fasse là où cela est le moins prévisible, les plans pour lancer une autre offensive contre Moscou sont rejetés.
L’option retenue par les Allemands pour l’offensive d’été 1942 est donc le Plan bleu : une attaque dans le Sud de la Russie ayant pour principal objectif le pétrole du Caucase.
Le plan initial[modifier]
La « Directive 41 » du 5 avril 1942 choisit comme plan initial une attaque qui se développe en quatre phases successives déplaçant le front du Donetz vers le Don (200 km à l’est) et se déclenchant séquentiellement, à un mois d’intervalle, du nord vers le sud. La troisième phase doit permettre de franchir le Don et d’atteindre la Volga là où ces fleuves sont les plus proches : entre Kalatch et Stalingrad où ils ne sont qu’à 60 km l’un de l’autre. Cela permettra de protéger le front nord de la dernière phase de l’offensive, prévue initialement pour le 15 septembre et dirigée plein sud, vers le Caucase, avec pour objectifs principaux les champs pétrolifères de MaïkopGrozny et Bakou.
Le Plan bleu vise une victoire par attrition contre l’Union soviétique : il s’agit de détruire son potentiel humain lors des trois premières phases en réitérant les encerclements géants de 1941, puis son potentiel économique en prenant possession d’importantes régions industrielles, minières et agricoles : le Donbass, le Kouban et le Caucase.
Initialement, la prise de la ville de Stalingrad n’est pas un objectif, seul le contrôle de la région environnante et la destruction de son potentiel économique sont jugés nécessaires. Il n’est question que « de la tenir sous le feu de l’artillerie ».
Des modifications non négligeables[modifier]





Operation Blau : Avancées allemandes du 7 mai 1942 au 18 novembre 1942
 
 
   
Le Plan bleu sera fortement modifié au cours de son déroulement, plusieurs de ces décisions auront un impact majeur sur la bataille de Stalingrad :
  • Ayant pratiquement échoué dans leurs tentatives d'encerclements lors des phases 1 & 2, les unités blindés qui devaient initialement s’orienter sud-est vers la région de Stalingrad pour soutenir la phase 3 sont déroutées sud-ouest, vers Rostov, à la recherche d’uneVernichtungschlacht (bataille d’anéantissement) qui n’aura pas lieu, les Russes faisant encore une fois retraite ;
  • pensant être face à une armée en déroute, Hitler, contre l'avis de ses généraux 14, décide par la « Directive n°45 » du 23 juillet 1942, de mener simultanément les phases 3 et 4 du Plan bleu, affaiblissant les moyens affectés à chaque mission et envoyant leurs troupes sur des axes divergents, ce qui les empêche de se soutenir au niveau militaire et logistique et disperse le soutien de la Luftwaffe.
Bilan du Plan bleu[modifier]
Après des succès initiaux foudroyants au niveau territorial, les premières difficultés surviennent au mois d’août. En septembre, les forces de l’Axe sont bloquées devant les ports de la mer Noire, ce qui les empêche de se ravitailler par cette voie ; Maïkop est prise mais les puits de pétrole ont été détruits par les Russes et restent sous la menace ennemie ; l’avance vers Grozny et Bakou est ralentie voire stoppée ce qui oblige à repousser leur conquête à 1943.
Il apparaît donc dès octobre 1942 que le Plan bleu est un échec au niveau stratégique : aucun de ses objectifs n'est atteint. Un des effets de cet échec sera le renforcement de l'hypercentralisation de la conduite des opérations autour de Hitler, qui s'isole de plus en plus et perd un peu plus confiance en ses généraux.
Stalingrad : verrou sur la route du Caucase et ville symbole[modifier]
« Le destin du Caucase se décide à Stalingrad »15 Alfred Jodl 30 juillet 1942
Enjeux stratégiques[modifier]
Ce territoire comprend de grosses industries comme l'usine de tracteurs convertie à la production de chars T-34, l'usine d'armement Barrikady ainsi que le complexe métallurgique « Octobre rouge ».
Le fleuve Volga est une voie très importante de transport en Asie centrale. Le contrôler permet de couper l'approvisionnement en pétrole et carburant en provenance de Bakou 16 ainsi que celui en munitions et en nourriture envoyé par les alliés depuis le golfe Persique à travers l'Iran et l'Azerbaïdjan soviétique le long de la Volga 17.
Stalingrad est aussi un nœud de communications ferroviaires : les seules lignes à haut débit reliant encore le Caucase au reste du pays passent par Stalingrad, leur coupure ralentit fortement l'envoi de renforts depuis Moscou et la Sibérie 18, c'est donc une articulation importante de l'organisation militaire soviétique.
De plus, l'espion russe au Japon Richard Sorge a informé Moscou du fait que le Japon attaquerait l'URSS dès que l'armée allemande aurait pris une quelconque ville sur la Volga.
À partir de mi-septembre, voyant la résistance inattendue de la ville, la Stavka décide d’en faire le point de fixation pour un grand encerclement, il faut dès lors que la ville tienne le temps que les forces nécessaire à la contre-offensive arrivent.
Enjeux symboliques[modifier]
Stalingrad a longtemps été une ville frontière ; elle demeure dans l’imaginaire russe « la dernière ville du monde russe » ; au-delà s’étend le Kazakhstan à l’est et le Caucase au sud.
Selon l’épopée révolutionnaire soviétique, c’est là, à Tsaritsyne, que durant la guerre civile le commissaire politique Staline a repoussé les Russes blancs et sauvé Moscou de la famine même si, dans les faits, il n’a eu qu’un rôle militaire mineur19. D’où le changement de nom de la ville qui devient Stalingrad en 1925.
Depuis le 28 juillet 1942, Staline, par l'Ordre n°227, a de nouveau interdit toute retraite, lançant le mot d'ordre « Ni shagou nazad » (Pas un pas en arrière). Ce texte, lu à toutes les troupes, dépeint dans son introduction de façon réaliste l'état militaire et économique de l'URSS, loin des clichés de la propagande ; chaque soldat russe sait donc qu'il se bat pour la survie d'un pays au bord du gouffre 20.
Après l’échec du Plan bleu, c’est la seule victoire d’importance que Hitler peut encore apporter à son peuple, d'autant qu'au même moment les troupes de l'Axe sont stoppées en Afrique lors de la bataille d'El-Alamein.
Après les premières semaines de résistance, tous les journaux du monde suivent le déroulement de la bataille. C’est un sujet que la propagande des deux camps ne peut ignorer, la pression médiatique fait à elle seule de la ville un enjeu symbolique.
Ces éléments contribuent à faire de cette bataille un point de cristallisation des deux armées qui y jettent toutes leurs forces. C'est une guerre totale, une guerre idéologique, économique et militaire qui mobilise les deux pays tout entiers.
Déroulement de la bataille[modifier]





Vue satellite. De nos jours, Stalingrads'appelle Volgograd
 
 
   
La bataille de Stalingrad s’étale sur près de six mois entre le 17 juillet 1942 et le 2 février 1943, on peut la diviser en quatre phases principales :
  • l’avancée allemande vers la ville (juillet-aout)
  • l’attaque allemande de la ville (septembre-novembre)
  • la contre-offensive russe qui encercle les Allemands dans la ville qu’ils avaient presque conquise (à partir du 19 novembre 1942)
  • la reconquête de la ville par les Russes jusqu’à la capitulation de Paulus.

A cela on ajoute en général l’opération de secours allemande pour briser l’encerclement voire l’extension de l’offensive russe qui se termine en mars 1943 et ramène approximativement le front sur la ligne du printemps 1942.
l’avancée allemande vers la ville[modifier]Contexte[modifier]
Suite aux deux premières phases du Plan bleu la retraite des troupes russes du front du sud-ouest tourne à la débande. Pour protéger le nœud de communication vital qu’est Stalingrad, la Stavka forme le 12 juillet 1942 le front de Stalingrad, dirigé par le général Gordov 21, auquel il attribue trois armées de réserves inexpérimentées : les 62e, 63e et 64e Armées.
Suite à la priorité donnée à la prise de Rostov et à l’Opération Edelweiss, La VIe Armée longtemps bloquée par des problèmes de ravitaillement, tant pour le carburant22 23 que pour la nourriture 24, et privée d’une partie de ses corps blindés 25 26, avance vers l’est au rythme de son infanterie. Elle rencontre les forces du front de Stalingrad aux alentours du 17 juillet 1942 dans la boucle du Don où les Russes tentent de la stopper, car la rive ouest du fleuve domine la rive est de près de 100m ce qui ne lui confère qu’une très médiocre valeur défensive.
Forces en présence[modifier]
Pour le détail voir l’ordre de bataille.
Il est à noter que les divisions russes ne sont pas à effectif complet, et qu’elles sont en cours de transport pendant le mois de juillet. Elles ont notamment très peu d’armes anti-char et anti-aérienne déployées, l’avantage, déjà en faveur des Allemands sur le papier, est donc encore plus net sur le terrain.










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 Reich allemand 27

 Union soviétique 28

Hommes

250 000

180 000

Canons

7 500

7 900

Chars

740

360

Avions

600

200


Les deux camps seront renforcés pendant les mois d’été, les Allemands par l’arrivée de corps alliés et les Russes par l’arrivée des réserves de la Stavka.
Enrôlement des civils[modifier]
Face à l'avancée allemande, les Soviétiques réquisitionnent les civils présents à Stalingrad pour former des milices et préparer des ouvrages défensifs (tranchés, bunkers etc...) étalés en quatre lignes depuis le Don jusqu'à la ville de Stalingrad.


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Déroulement des opérations[modifier]



Offensive allemande vers Stalingrad juillet - septembre 1942. 
 
 
   

Bataille dans la boucle du Don 17 juillet – 20 août[modifier]
Grâce notamment à un puissant support de la Luftwaffe, Paulus réussit à s’emparer de la quasi-totalité de la boucle du Don, malgré des problèmes de ravitaillement qui le stoppent à nouveau les 27 et 28 juillet. La VIe Armée, par une série d’encerclements29, détruit presque entièrement la 62e Armée soviétique ainsi que les 1e et 4e Armées de tanks, envoyées dans une contre-attaque montée à la hâte, qui échouera comme les offensives russes du printemps. La 62e Armée sera pour ainsi dire détruite plusieurs fois, puisqu’elle ne doit sa survie, en temps qu’unité, qu’à un renforcement régulier par les réserves mises à disposition d’Eremenko 30.
La pugnacité de la 21e Armée à Kremskaïa, et une contre-attaque soviétique au confluent du Don et du Choper, à Serafimovitch le 19 août 1942, sur ses arrières tenus par les Italiens, l’obligeront à laisser deux têtes de pont russes sur la rive ouest du Don.
Enlisement de l’attaque au sud 3 août – 26 août[modifier]
A partir du 3 août 1942, la IVe Armée blindée de Hoth 31 32, attaque à son tour depuis Kotelnikovo, au sud-ouest de la ville, dans un secteur du front quasi vide de troupes. Après une avancée initiale rapide son avance est stoppée à partir du 10 août 1942 33 à une cinquantaine de kilomètres de la ville, par les 57e et 64e Armées dufront du sud-est renforcées par sept divisions sibériennes, sur une des lignes de défenses aménagées autour de Stalingrad.
Isolement de la ville par le nord : 23 au 30 août[modifier]
Depuis le nord de la Boucle du Don, où ses troupes sont massées suite à la réduction de la tête de pont de Kremskaia, Paulus fait traverser le fleuve à ses unités blindées aux alentours du village de Vertiatchi, conquis le 21 aout 1942, où il a pu faire construire 2 ponts de bateaux. Le XIV Panzerkorps est lancé à l’attaque le 23 aout 1942, il file droit vers les faubourgs nord de Stalingrad et atteint la Volga 1 km au nord de Rynok après avoir parcouru 55km en 12h00 34. Une fois passée la première ligne de défense les chars allemands n’avaient plus à faire face qu’à des batteries servies par des civils, souvent des femmes35. Les 4 lignes de défenses aménagées par les Russes sont percées d’un seul élan, cependant les retards de l’infanterie sur les blindés, puis les contre-attaques russes, avec tous les moyens à leur disposition jusqu’à la milice ouvrière et aux chars tout juste sortis des usines, parfois même non peints, mettent l’avant-garde allemande en position périlleuse. La 16e Panzer Division est isolée, obligeant à la ravitailler par les airs, et la situation est tellement tendue qu’elle provoque une crise de commandement coté allemand : Paulus refuse à von Wietersheim, commandant du XIV Panzerkorps, le retrait vers l’ouest qu’il demande avec force 36.
A partir du 3 septembre 1942 les attaques contre la VIe Armée sont relayées au nord par la montée en ligne de 3 armées de réserves37 envoyées par la STAVKA. Cependant les assauts, organisés à la hâte à la demande pressante de Staline, n’obtiennent que peu de résultats et sont finalement arrêtés par le commandement russe le 10 septembre 1942, laissant les Allemands border la Volga sur près de 30 km de Rynokau sud d’Erzovka 38 .
Encerclement par le sud 29 aout - 10 septembre[modifier]
Au sud, la IV Panzerarmee est arrêtée par un réseau défensif aménagé par les Russes dans la zone vallonnée qui s’étend entre Abganerovo et Kranoiamersk. Incapable de s’en emparer après plus de deux semaines de combats, Hoth fait retirer ses panzers de nuit pour les faire attaquer 50 km au nord ouest à Zety où il réussit enfin à percer le 29 aout 194239.
Le 30 septembre 1942 la IV Panzerarmee et la VI armee ne sont plus qu’à 15 km l’une de l’autre ; les 80 000 hommes des 62e et 64e armées soviétiques qui affrontent le LIe corps dans la région de Kalatch, 80 km à l’ouest de la ville, sont dès lors menacés d’encerclement. Eremenko 40, les fait promptement décrocher ; le 2 septembre 1942 41 42, quand les armées allemandes font leur jonction, le gros des troupes43 a pu être évacué mais beaucoup de matériel a du être abandonné. Lopatine, chef de la 62e Armée réfugiée dans Stalingrad, juge la ville indéfendable 44 ; ce dernier avis ajouté à ses défaites de l’été lui vaudront d’être remplacé par son adjoint Krylov, à titre temporaire, puis par Tchouïkov à partir du 12 septembre 1942 45.
Le rôle de la Luftwaffe et le bombardement du 23 aout[modifier]





Bombardement de Stalingrad. 
 
 
   
Durant toute la bataille la Luftwaffe joue un rôle de premier plan : entre juillet et novembre, ses attaques concentrent plus de la moitié de l'activité aérienne de tout le front de l'est (66 000 des 133 000 sorties), et vont crescendo de juillet à novembre : en juillet 2 425 sorties ; en août 14 018 ; en septembre 16 754 ; en octobre 25 229 ; en novembre 7 57546. Les sorties sur Stalingrad sont interrompues à partir du 19 novembre, jour de la contre-offensive soviétique46.Cependant l'augmentation de l'activité de la Luftwaffe sur Stalingrad ne s'obtient qu'en y concentrant les efforts au détriment des autres parties du front, en effet le nombre d'appareils disponibles chute dramatiquement dès le début de la campagne : il passe de 1155 en juin à 516 mi-septembre et ne remonte jamais vraiment malgré les efforts de renforcement. Aussi quand elle doit intervenir sur d'autres secteurs, notamment pour contrer les attaques sur le flanc nord de la VIe Armée, le ciel de Stalingrad se vide-t-il des avions allemands.
La diminution du bouclier aérien sera plus sensible encore en Novembre quand une partie des escadrilles seront envoyées vers le front centre et vers l'Afrique du Nord, ainsi que pour des mission de bombardement des regroupements russes détectés dans les têtes de pont de Kletskaia et Serafimovitch.
Cette diminution tient pour beaucoup à l'usure du matériel sollicité à l'extrême sur un front extrêmement large: ce sont les même unités qui couvrent tout le front sud, de Stalingrad au Caucase; de plus la Luftwaffe manque de tout : d'avions de remplacement, de mécaniciens, de pièces détachées47.
Malgré ces difficultés la Luftwaffe est maitresse du ciel de Stalingrad le jour, sa présence interdit toute traversé de la Volga et son intervention stoppe net plusieurs offensives de Tchouïkov, obligeant les russes à n'opérer que de nuit.
L'absence de chasse de nuit incitera les Russes à employer des unités de bombardement nocturne, dont les fameuses Nachthexen, les "sorcières de la nuit", du 588e NBAP.
Le paroxysme des bombardements a lieu le 23 août 1942, jour où les allemands atteignent la ville. Un bombardement aérien massif (le plus massif sur le front de l'est : entre 1 600 et 2 000 sorties48, 1 000 tonnes de bombes, 3 appareils abattus) de la 4e Flotte aérienne allemande49 cause une véritable tempête de feu50. Selon les estimations, sur les 600 000 résidents de Stalingrad à ce moment-là, 40 000 furent tués pendant la première semaine de bombardements51. 80 % de l'espace habitable de la ville est détruit.
La défense anti-aérienne de Stalingrad compte la 102e division d'aviation de chasse (composée de 60 chasseurs)46, et le 1077e régiment de DCA (composé de 566 pièces de DCA, 470 mitrailleuses anti-aériennes, 165 projecteurs, 81 ballons de barrage ; le tout réparti en 37 batteries46). La DCA est dirigée principalement par des jeunes femmes volontaires. Elles restent à leurs positions et combattent héroïquement. Le 23 août, les soviétiques abattent 120 avions allemands (90 par la DCA, 30 par les chasseurs). Ce même jour, la DCA est obligée de transférer une partie de ses batteries sur la rive gauche de la Volga pour combattre les chars de la 14e Panzerdivision52 ; les pièces restées sur la rive droite sont engagées dans les combats urbains52. À partir du 23 août et jusqu'au 19 novembre (jour de la contre-offensive soviétique), les bombardements ne baisseront pas d'intensité. La DCA soviétique est efficace ; l'aviation allemande lui destine le tiers de ses bombes53. En septembre, elle est toujours là. Mais les piqués des bombardiers Stukas (junkers 87) et les blindés de la 16e Panzerdivision ont finalement raison de chacune des 37 batteries anti-aériennes 54.
Bilan[modifier]
A partir du 10 septembre 1942, date à laquelle la situation est stabilisée sur l’aile nord de la VI armee, le groupe d’armée B a atteint l’objectif qui lui était fixé par la directive 45:
  • l’isthme Don Volga est barré
  • le trafic fluvial est interrompu
  • la ville, qui a été ravagée par les raids de la Luftwaffe, a perdu son potentiel industriel.
  • les pertes infligées à l’Armée rouge sont considérables : 79 000 55 prisonniers, plus de 1 000 chars, 750 canons, 650 avions 56

La ville est complètement isolée, elle n’est défendue que par les restes de 2 armées qui ont laissé le gros de leur matériel dans une retraite précipitée et ne peuvent plus être ravitaillées que par bateaux.
La tentative soviétique pour bloquer l’avance allemande et protéger leur ligne de communication vers le Caucase a donc échoué.
Cependant, suite au déblocage des réserves qui devaient protéger Moscou, d’importantes troupes sont massées au nord de la ville et les positions défensives aménagées au sud sont solidement tenues.
De plus malgré plusieurs tentatives germano-italiennes pour les réduire, y compris avec le soutien d’une division panzer, les russes conservent 2 têtes de pont à l’ouest du Don à Serafimovitch et Kremskaïa.
Les Allemands à l'assaut de la ville : Enlisement et batailles de rue sanglantes[modifier]
Une fois la situation stabilisée au nord, avec la fin des tentatives de contre-attaques de Joukov, et l'isolement de la ville parachevé au sud par la IVe Panzerarmee, les troupes du Reich sont envoyées à sa conquête à partir du 13 septembre 1942. Dans un mémo destiné à l'état major du groupe B, Paulus prévoit que l'affaire sera terminée en une dizaine de jours 57.
Côté soviétique, les tentatives de dégagement de la ville par le nord ayant échoué, on décide donc pour conserver la ville, de la renforcer directement. Tchouïkov est nommé à la tête de la 62e armée, qui défend la ville, et prend son commandement le 12 septembre 1942 , les premiers renforts sont attendus deux jours plus tard. Très vite58 la STAVKA décide de faire de Stalingrad un point de fixation pour la VIe Armée pendant que les troupes nécessaires à son encerclement arrivent au nord et au sud. D'ici là il faudra tenir, en infériorité numérique et matérielle quasi constante pendant deux mois.
Forces en présence[modifier]
A l'exception du secteur de Voronej au nord, protégé par la 2e Armée allemande, la défense des flancs le long du Don est essentiellement confiée aux troupes alliées, du nord au sud : Hongrois, Italiens et Roumains (les troupes italiennes s'intercalant entre autres à cause des vives tensions entre Roumains et Hongrois), l'attaque de la ville est confiée exclusivement à des troupes allemandes à l'exception d'un bataillon slovaque 59.
La VI armee laisse un de ses quatre corps d'armée à l'ouest du Don, devant la tête de pont russes de Kremenskaïa : le XI Armeekorps qui fait la jonction avec les roumains, et un autre, le VIII Armeekorps, pour garder l'isthme Don Volga et se protéger des attaques venant du nord. Le gros de ses divisions, regroupées dans les XIV Panzerkorps et XL Armeekorps, reste cependant disponible pour prendre la ville, et elle est soutenue au sud de la ville par la IV Panzerarmee60.
Le rapport de force est donc très favorable aux allemands car, face à eux, la 62e Armée compte en théorie 23 divisions61 mais ce ne sont que des bribes d'unités62.
Rapport de forces mi septembre 1942 dans la ville de Stalingrad63.










-

 Reich allemand

 Union soviétique

Hommes

90 000

60 000

Canons

1 500

400

Chars

250

60

Avions

500

 ?

Stalingrad un champ de bataille inédit[modifier]
L'évolution de la bataille, qui a amené les Allemands aux portes de Stalingrad, les contraint à un assaut frontal contre une ville où les troupes soviétiques sont retranchées. Stalingrad devient ainsi la première bataille urbaine de l'histoire (les combats urbains de Madrid et Sébastopol n'avaient pas duré plus d'une semaine), la première aussi à se dérouler principalement dans des sites industriels.
Dans cet environnement la Wehrmacht perd une partie de son avantage en termes de puissance de feu. L'usage de l'artillerie et de l'aviation est compliqué par la proximité et l'imbrication des lignes de fronts. Les multiples obstacles de l’environnement urbain ne laissent que des lignes de vue très courtes, ce qui oblige à engager les chars à proximité immédiate de leurs objectifs et les rend très vulnérables aux armes antichars adverses, même les plus légères.
Stalingrad est une ville toute en longueur : plus d'une cinquantaine de kilomètres du nord au sud rarement plus de trois d'est en ouest. Les rives qui mènent à la Volga sont très escarpées et protègent les défenseurs des tirs directs; plusieurs petites rivières aux lits encaissés coupent la ville dans la largeur, notamment la Tsarytsa.


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Déroulement des opérations[modifier]« Pour les Américains, le temps, c'est de l'argent mais durant ces journées, nous aurions pu dire le temps, c'est du sang. » 64 Tchouikov.Les combats font rage pour chaque rue, chaque usine, chaque maison, chaque sous-sol et chaque escalier. Les Allemands appellent cette guerre urbaine invisible Rattenkrieg (« guerre de rats »)65 et une plaisanterie se répand : « Une fois la cuisine capturée, on combat toujours pour la salle de séjour ».
Les soldats soviétiques se battent dans un demi-sommeil, car ils dorment rarement plus de trois heures d'affilée : leurs nuits sont entrecoupées d'alertes, attaques, contre-attaques... Les Soviétiques et les Allemands se mitraillent sans cesse à l'aveuglette, en plus des bombardements incessants, pour maintenir sous pression l'adversaire. Il faut effectuer des reconnaissances de nuit, en rampant dans les décombres, afin de mener des attaques-surprises nocturnes qui terrifient les Allemands. Le contact avec l'arrière est fréquemment coupé, en particulier avec l'état-major du front, installé de l'autre côté de la Volga. Les postes de commandement sont installés à la va-vite dans les sous-sols (les seuls abris restants), mais sont rapidement détruits. Une simple maison peut être considérée comme une « position stratégique ».





La « Maison de Pavlov » en 1943. 
 
 
   
Sur le kourgane Mamaïev, une colline de 102 mètres de hauteur, les combats sont particulièrement impitoyables. L'enjeu est crucial pour la Wehrmacht qui veut installer de l'artillerie dans le but de détruire tous les bateaux naviguant sur la Volga. La colline change de mains plusieurs fois et les Allemands n'ont jamais pu installer leur artillerie lourde. Pendant une contre-attaque soviétique pour reprendre le kourgane Mamaïev, les Soviétiques perdent une division entière de 10 000 hommes en un jour. À l’Ascenseur à grain, un complexe traitant le grain dominé par un énorme silo, le combat est si rapproché que les soldats soviétiques et allemands peuvent selon les témoignages s'entendre respirer[réf. nécessaire]. Dans une autre partie de la ville, un immeuble défendu par un peloton soviétique sous le commandement de Iakov Pavlov est transformé en forteresse impénétrable, après s'être fait couper du reste des forces par une attaque allemande. Le bâtiment, plus tard appelé la « Maison de Pavlov », surveille une place au centre de la ville. Les soldats l'ont entourée avec des champs de mines, des nids de mitrailleuses aux fenêtres et ont cassé des cloisons pour améliorer la communication. Ils tiennent plus de 27 jours, exemple de l'intensité de la bataille.Les Allemands transfèrent l'artillerie lourde à l'intérieur de la ville, y compris plusieurs énormes mortiers de 600 mm. L'artillerie soviétique sur la berge orientale de la Volgacontinue à bombarder les positions allemandes. Les défenseurs soviétiques utilisent les ruines à bon escient comme position défensive, en montant entre autres des pièges (par exemple des tourelles de chars positionnées statiquement dans les ruines). Les chars d'assauts allemands deviennent inutiles dans les tas de débris pouvant aller jusqu'à huit mètres de haut. S'ils parviennent à avancer, ils sont pris sous le feu antichar soviétique provenant des toits.
Ces conditions ralentissent la progression allemande.
Pour Joseph Staline et Adolf Hitler, la bataille de Stalingrad est devenue une question de vie et de mort. Le commandement soviétique déplace les troupes de réserve stratégiques de l'Armée rouge à Moscou vers laVolga et transfère toute l'aviation disponible du pays entier à Stalingrad. Les pressions sur les deux commandants militaires sont immenses : Friedrich Paulus développe un tic incontrôlable à son œil et Vassili Tchouïkov éprouve une manifestation d'eczéma qui exige de lui bander complètement les mains.
En novembre, après trois mois de carnage et d'avance lente et coûteuse, les Allemands atteignent finalement les rives du fleuve, capturant 90 % de la ville ruinée et coupant les forces soviétiques restantes en deux poches étroites.
Renforcement soviétique, épuisement allemand[modifier]
Tchouikov ne tient Stalingrad contre la formidable puissance de feu allemande que par une arrivée régulière de renforts, au plus fort de la bataille les soldats soviétiques arrivant dans la ville n'ont pas trois jours d'espérance de vie66. La 62e armée recevra plus de 100 00067 hommes de renfort du 15 septembre 1942 au 8 novembre 194268, à peine de quoi équilibrer les pertes.
Les forces dans la ville évoluent donc peu mais chacune des 9 divisions et 4,5 brigades envoyées en renfort laissent le gros de leur artillerie sur la rive orientale. Sous le commandement de Voronov et Pozharski, les russes mettent en place à Stalingrad leurs premières divisions d'artillerie lourde, puis les premiers groupes d'artillerie d'armée 69. La 24e Panzerdivision recense que la moitié de ses pertes sont dues à l'artillerie russe, qui, à la fin de la bataille, sera capable de lancer jusqu'à 500 obus à la minute.
On note de la même façon une montée en puissance de l'aviation soviétique, qui , au prix de pertes terribles 70, use progressivement la Luftwaffe.
A l'inverse la VI Armee, bien que subissant des pertes huit à dix fois moins élevées 71, s'épuise : Le manque d'hommes sur le front de l'est est tel que Paulus ne reçoit pour tout renfort, début novembre, que 5 bataillons de pionniers. Il ne pourra accorder de repos à ses hommes qu'en les envoyant dans des secteurs plus calmes du front ou en stoppant l'offensive dans un quartier de la ville pour la relancer dans un autre. Les soldats allemands présents pendant des semaines dans la ville s'épuisent physiquement et nerveusement. Après un mois et demi de ce régime les unités perdent leur valeur offensive :
Les problèmes logistiques[modifier]
La bataille de Stalingrad est un défi logistique pour les deux protagonistes :
Coté Soviétique car leur seul moyen d'approvisionnement est la traversée de la Volga par bateau (le dernier pont reliant la ville à la rive est a été dynamité au tout début de la bataille dès l'arrivée des allemands dans les faubourgs). Le fleuve étant très vite sous le feu de la VIe armée et sous la menace constante de la Luftwaffe, la flotille de la Volga du contre-amiral Rogachev ne peut faire traverser le fleuve que de nuit et dans des conditions périlleuses. De plus les lignes de chemin de fer débouchant à Stalingrad sont coupées par les lignes allemandes, ce qui compartimente le front en 3 parties distinctes (au nord sur le Don, dans la ville et enfin au sud). Cela empêche tout transfert rapide de troupe d'un secteur à l’autre.
L'approvisionnement de la ville dépendra donc d'une ligne de train unique dont le terminus est sous la menace de l'aviation ennemie, ce qui oblige à débarquer les troupes loin du front à leur faire terminer le chemin à pied et de nuit, pour attendre cachées dans les forêts de la rive gauche de pouvoir traverser le fleuve à leur tour. Malgré la précarité de ce lien, l'approvisionnement de Tchouikov ne sera jamais stoppé jusqu'à l'apparition des glaces dérivantes sur la Volga début novembre, il recevra ainsi près de 100 000 hommes.
Coté Allemand c’est le ravitaillement du groupe A, dans le Caucase, qui est prioritaire, ce qui posera problème à Paulus notamment dans sa marche vers la ville, lors de la conquête de la boucle du Don, où ses troupes tombent à cours de carburant 72.
Lors de la bataille pour la ville, la ligne de chemin fer dont dépend son approvisionnement s’arrête à une centaine de kilomètres à l’ouest, à Tchir sur la rive ouest du Don. Son approvisionnement se fait donc au début par camions, puis, à partir de fin août, les pannes s’accumulant, par charrettes tirées par des chevaux ou même des bœufs.
La quantité de munitions consommée par les combats urbains ayant été gravement sous-estimée, les réserves des troupes allemandes sont faibles au point que leur artillerie tombera parfois à cours d’obus lors de la bataille.
Tout au long de la bataille, le commandement allemand fait le pari qu’une chute prochaine de la ville résoudra le problème, aussi l’envoi de munitions est-t-il toujours prioritaire, prenant le pas sur la nourriture (les soldats allemands souffrent de la faim avant même leur encerclement par les russes), sur les équipements d’hiver mais aussi sur le pont de chemin de fer pour passer le Don à Tchir qui aurait permis de rétablir un approvisionnement par rail. Les partisans, le manque de charbon, les conditions météo font que sur les 18 trains de ravitaillement quotidien jugés nécessaire pour la VIe Armée elle n'en recevra pas plus de 10 à 14 (la construction du pont nécessitant à elle seule un total de 70 trains).
La contre-attaque soviétique du 19 novembre[modifier]

Article détaillé : Opération Uranus
 
 



Contre-attaque soviétique à Stalingrad. 
 
 
   



Soldats soviétiques ayant fait des prisonniers de guerre allemands passent devant le silo à grain de Stalingrad en février 1943. 
 
 
   
À l'automne, le général Joukov, responsable de la planification stratégique dans la région de Stalingrad, concentre les forces soviétiques dans les steppes au nord et au sud de la ville.Son plan est d'encercler à l’intérieur de la ville les importantes forces allemandes mobilisées pour prendre Stalingrad en passant à travers les larges flancs allemands particulièrement vulnérables, puisqu'ils ne sont défendus que par les unités hongroises, italiennes et roumaines dont l'équipement est inférieur et le moral bas.
Cette faiblesse est connue depuis le mois d'aout (Hitler disant même « je dormirais mieux si le front du Don était tenu par des allemands »), les allemands continuent cependant à envoyer des troupes supplémentaires dans la ville pour hâter sa chute. La seule réaction face à la concentration des forces russes détectée dans les têtes de pont sur le Don et aux rapports d'espions qui annoncent un offensive majeure dans le secteur est d’envoyer en soutien de la 3earmée roumaine le 48e panzer corps du général Heim qui ne comprend que 13 chars capables de s’opposer aux T34 soviétiques.
L’offensive soviétique, dont le nom de code est Uranus, est lancée le 19 novembre 1942, une semaine avant une autre tentative d'attaque en pince, d’égale importance : l'opération Mars, dirigée contre le groupe d'armée centre à l'ouest de Moscou.
Le 19 novembre, le flanc nord du dispositif allemand est attaqué depuis les têtes de pont que les soviétiques avaient conservées à l'ouest du Don par le front du sud-ouest du général Nikolaï Vatoutine, secondé par quelques unités du front du Don du général Rokossovski. Trop écartée, dépassée en nombre et mal équipée, la 3e Armée roumaine, qui tient le flanc nord de la 6e armée allemande, est brisée après une défense d'une journée.

Le lendemain, la 4e armée roumaine qui tient le flanc sud connaît le même sort face aux troupes du front de Stalingrad du général Ieremenko.
Le 23 novembre73, les deux pinces de la tenaille se rejoignent à Kalatch, parachevant l'encerclement de Stalingrad.
Isolement des forces allemandes et ordres suicidaires[modifier]





Paulus (au premier plan) après sa capture. 
 
 
   




Prisonnier de guerre allemand. 
 
 
   
Le 21 novembre, renvoyé dans Stalingrad assiégé avec ordre de maintenir une position défensive, Paulus estime qu'il ne lui reste que six jours de vivres et de munitions. Cependant, quitter Stalingrad signifierait abandonner sur place tout le matériel lourd et près de 15 000 blessés pour entamer une retraite que le général Schmidt, chef d'état major de Paulus, qualifie de « napoléonienne ». Mais après l'hésitation initiale, il demande dès le lendemain, avec l'appui de ses cinq généraux des corps d'armée, une percée immédiate.La réponse d'Hitler n'arrive que le 24 dans la matinée : la VI° armée ne doit pas perdre ses positions sur la Volga, ce qui l'oblige de fait à rester enfermée dans la« forteresse Stalingrad74 ».
Le ravitaillement des assiégés doit être assuré par la Luftwaffe, comme la poche de Demiansk l'hiver précédent. Paulus demanda 750 t/j de ravitaillement, Goering en promis 550 tonnes,les généraux de la Luftwaffe estimèrent que l'aviation était en mesure de larguer 350 tonnes par jour. Mais la réalité est tout autre: comme l'avaient prévu dès le 21 novembre Von Richthofen et Martin Fiebig le ravitaillement aérien des 290 000 hommes enfermés dans la ville était impossible . De fait, le pont aérien ne réussira qu'à apporter en moyenne 94 t/j sur la totalité du siège, et même 60 tonnes vers Noel 1942. Début janvier, la ration de pain quotidienne est réduite à 50 grammeset on compte les premiers décès dus à la faim75. L'action de la Luftwaffe, tant que les avions pourront se poser dans la poche, permettra d'évacuer environ 250 000 blessés.
Coupées de leurs arrières par la manœuvre d'encerclement opérée par les Soviétiques, les forces allemandes ne peuvent plus compter que sur elles-mêmes. Peu après, la perte des aérodromes de Tatzinskaïa et Morozovskaïa aggrave encore la situation. L'aviation allemande se voit en effet dans l'impossibilité d'organiser un pont aérien efficace et donc de fournir vivres, munitions et hommes. Ceci, ajouté à la pression exercée par l'Armée rouge, rend la situation intenable.
Les divisions blindées, commandées par Von Manstein, que le commandement de la Wehrmacht a envoyées pour briser l'encerclement de Paulus sont arrêtées et repoussées par l'Armée rouge, d'autant que Paulus refuse de désobéir aux ordres du Führer et de tenter une sortie. Cet échec scelle le sort des troupes assiégées. Hitler octroie à Paulus le titre de maréchal, afin d'inciter ses hommes à le défendre jusqu'au bout, car jamais un récipiendaire de cette haute distinction n'a été capturé. Hitler justifie leur sacrifice par le fait que ces troupes permettent de fixer sept armées russes, ce qui lui laisse le champ libre pour attaquer un autre secteur. Les soldats de la VIe armée doivent impérativement mourir au combat, d'autant que les conditions de captivité qui attendent les survivants sont atroces, car les Soviétiques vouent une haine profonde à l'occupant nazi[réf. nécessaire] qui s'est rendu coupable de massacres de populations lors de sa progression.
Le 8 janvier, Constantin Rokossovski offrit aux allemands la possibilité de se rendre de façon honorable et promit des rations suffisantes, des soins aux blessés et un rapatriement en Allemagne après la guerre, en échange de quoi, les allemands céderaient tout leur équipement intact. Mais l'offre fut refusée. Les troupes de la RKKA (Rabotche-Krestianskaïa Krasnaïa Armïa - « l'Armée rouge des ouvriers et paysans ») procèdent alors au morcellement des unités adverses en coupant le secteur sud de Stalingrad du secteur nord.
La découverte par les Soviétiques de Paulus et de son état-major, cachés dans une cave, accélère la capitulation des forces allemandes qui a lieu le 31 janvier 1943 pour le secteur sud et le 2 février 1943 pour le secteur nord. Paulus en personne donne à ses troupes l'ordre de se rendre.
Conséquences[modifier]





Un aspect de Stalingrad après la bataille. 
 
 
   
Bien que le général Paulus ait tenu un temps les neuf dixièmes de la ville, les forces de l'Axe furent impuissantes face à l'extraordinaire force morale des Soviétiques et à leur tactique d'encerclement.Les Soviétiques s'emparent de 60 000 véhicules, 1 500 blindés et 6 000 canons. Ils font 91 000 prisonniers dont 24 généraux. L'armée soviétique n'avait rien prévu de spécifique pour accueillir ces prisonniers et « près de la moitié [des prisonniers] étaient morts au printemps 194376 », victimes d'un mélange de causes « impossibles à déterminer76 » entre « état [...] pitoyable [des soldats lors de leur capture], mauvais traitements systématiques [...] et défaillances logistiques76 ». Ce dernier point, principalement l'absence de nourriture, a joué un rôle important dans les décès initiaux des premières semaines, « les autorités soviétiques ne fourni[ssant] pas la moindre ration aux prisonniers76 ». Pendant cette première période, le gros des morts survint dans les hôpitaux de campagne ou dans ce que Antony Beevor qualifie de « marches de la mort76 » vers les camps. « Des soldats allemands aussi bien que des soldats roumains eurent recours au cannibalisme pour rester en vie76 ».
L'arrivée du printemps 1943 ralentit le rythme des morts mais sans le stopper. Pendant tout leur captivité, qui pour certain dura jusqu'en 1954, « plus de 95 % des hommes de troupe et des sous-officiers périrent, ainsi que 55 % des officiers subalternes, alors que le taux de mortalité ne fut que de 5 % chez les officiers supérieurs. [...] Le traitement privilégié dont bénéficièrent les généraux était très révélateur du sens féroce de la hiérarchie existant en Union soviétique76 ».
Stratégiquement, l'encerclement de Stalingrad eut aussi pour effet une grave menace pesant sur les communications des troupes allemandes engagées dans le Caucase, ce qui entraîna leur retraite et leur rétablissement sur les lignes d'avant l'offensive du printemps 1942. L'Allemagne perdit donc le bénéfice de sa campagne de 1942. Pourtant, parler (comme on le lit fréquemment) du "tournant de la guerre" à propos de la bataille de Stalingrad est peut-être excessif lorsque l'on constate le rétablissement de la Wehrmacht au printemps 1943 (reprise de Kharkov), rétablissement qui lui permettra de monter une dernière offensive (contre le saillant de Koursk - opération Zitadelle).
Conditions de combat[modifier]




   
Les conditions dans lesquelles les combattants des deux camps prirent part à la bataille étaient extrêmes, et ont donné une dimension jusqu'alors inconnue à la guerre urbaine.Pour les Russes encerclés dans Stalingrad, la principale difficulté tactique est l'obstacle constitué par la Volga, rendant périlleuses les traversées pour ravitailler les troupes. En de nombreux points, l'armée allemande peut atteindre en tir direct, à la mitrailleuse ou au canon, les convois d'embarcations hétéroclites opérant la jonction. Un nombre important de soldats arrivant en renfort sont ainsi tués pendant la traversée. Celle-ci est rendue encore plus difficile au moment des premières glaces en novembre.
Les postes de commandement soviétiques sur la rive occidentale sont dangereusement proches des combats. En au moins une occasion, la garde rapprochée de Vassili Tchouïkov, commandant de la 62e Armée, doit se battre face à une attaque des Allemands. Au plus fort de l'avancée allemande, les têtes de ponts soviétiques sur la rive occidentale ne sont profondes que de quelques centaines de mètres, obligeant les katiouchas à reculer jusqu'à la dernière extrémité de la berge pour tirer sur les premières lignes allemandes.
C'est à Stalingrad qu'on voit apparaître un nouveau type de combattant, le tireur embusqué (ou sniper), dont « Zikan », un tireur inconnu, qui tue 224 Allemands et Vassili Grigorievitch Zaïtsev, berger ouralien qui compte à son actif 225 tués lors de la bataille. Ce sont des tireurs d'élite qui visent discrètement leurs victimes à grande distance et les tuent ou les blessent assez gravement pour que leurs camarades tentent de les secourir et donc s'exposent. De tels combattants sont érigés en héros par la propagande soviétique. Ce climat de crainte permanente contribue à saper le moral des combattants de l’Axe.





Civils dans Stalingrad en ruines. 
 
 
   
L'extrême dureté des combats incite la majorité des combattants russes à consommer d'importantes quantités de vodka. Chaque unité devant recevoir une ration par soldat, nombre de commandants d'unités dissimulent les pertes, les vivants pouvant ainsi se partager les rations des morts. « L'alcool à 90° des infirmeries était rarement utilisé à des fins licites. L'on buvait aussi de l'alcool industriel et même de l'antigel après passage dans le filtre de carbone d'un masque à gaz », avec des conséquences parfois mortelles77.Lorsque les usines ne sont plus en état de produire, plusieurs milliers de civils, essentiellement des enfants et des vieillards restent dans la ville, y compris au plus fort des combats. Outre la menace constante d'être tué par un obus ou une balle perdue, la famine fait des ravages parmi cette population bloquée sur place.
Pertes[modifier]
La bataille de Stalingrad est la plus sanglante et la plus coûteuse en vies humaines de toute l'histoire militaire. La Wehrmacht perd 380 000 hommes, tués, blessés et prisonniers. Les Soviétiques ont 487 000 tués et 629 000 blessés.[réf. nécessaire] Dans la ville même et ses environs, les Soviétiques relèveront 150 000 cadavres allemands46. En tout l'Allemagne a perdu plus d'1,5 million d'hommes (prisonniers, blessés, tués, disparus)46. Le 2 février 1943, plus de 91 000 Allemands survivants se rendent, dont 2 500 officiers, 24 généraux et un maréchal46.
Notes et références[modifier]
  1.  Jean Lopez p. 35 : au 20 mars 1942 les pertes allemandes s'élèvent à 225 559 tués, 50 991disparus et 796 516 blessés, dont plus de la moitié ne pourront pas reprendre le combat ; cela représente 35 % de l'effectif de Barbarossa mais 50 % des officiers qui comptent32 485 pertes
  2.  Jean Lopez p. 35 1 551 chars et canons d'assaut disponibles en mars 1942 contre 3 648au début de Barbarossa
  3.  En mars 1942, 102 divisions allemandes (62 % du total) ne sont jugées aptes qu’à la défensive, 47 n’ont qu’une capacité offensive limitée et 8 seulement sont aptes à tout emploi alors qu’en 1941 134 divisions (65 % du total) était jugées aptes à tout emploi cf. Jean Lopez p. 36
  4.  2GM magazine n°10 p.15 : La Wehrmacht emploie 1 970 chars pour Fall Blau contre 2 439lors de la campagne de France
  5.  cf. Jean Lopez p.37 : Hitler envoie une lettre à ses alliés en janvier 1942, leurs contributions en 1942 sera de 54 divisions (10 italiennes, 27 roumaines et 17 hongroises)
  6.  2GM n°10 page 16 : en 1942 les alliés du Reich fournissent 13 divisions de plus qu'au début de Barbarossa.
  7.  Jean Lopez p. 51 donne un territoire européen occupé à 40 % mais p. 123 il le donne occupé à 50 %.
  8.  Jean Lopez p. 124
  9.  Jean Lopez pp. 128-129
  10.  das Deutsche Reich und der Zweite Weltkrieg vol 6 p. 806 : après-guerre, les soviétiques révèleront avoir produit en 1942 21 681 avions et 23 446 chars.
  11.  Jean Lopez p. 123
  12.  Grossdeutchland ainsi que les unités SS Leibstandarte et Das Reich
  13.  Jean Lopez pp. 92 & 471 pour les Russes, les pertes cumulées des trois batailles de Kertch, Sébastopol et Kharkov s'élèvent à 150 000 tués, 500 000 prisonniers, 900 chars,1 000 avions et 6 600 canons.
  14.  notamment Von Bock et Halder qui seront limogés en juillet et en septembre
  15.  Jean Lopez p. 148
  16.  65% de la production soviétique de pétrole passe par la Volga
  17.  Jean Lopez p. 122 l'axe de la Volga est d'autant plus important en 1942, que suite à l'échec du convoi PQ17 entre le 27 juin 1942 et le 24 juillet 1942, les convois vers Arkhangelsk etMourmansk ont été suspendus et l'aide détournée vers le golfe Persique. Les Soviétiques ne recevront à nouveau de l'aide par route arctique que fin septembre
  18.  Jean Lopez p. 181 la rupture des lignes passant par Stalingrad obligera à faire un détour de 600 km, pour passer par la ligne Saratov-Astrakhan et, de là, gagner Grozny et Bakou par une ligne inconnue des Allemands mais qui supporte un trafique moins important
  19.  Jean Lopez p. 181
  20.  Jean Lopez pp 131 à 136
  21.  Le commandement du front de Stalingrad est initialement confié à Timoshenko le12 juillet 1942 par la directive 170 495 de la Stavka, mais il est remplacé par Gordov dès le21 juillet 1942
  22.  Jean Lopez p. 152 : la VIe Armée n’est pas approvisionnée en carburant du 9 juillet 1942 au18 juillet 1942
  23.  2GM n°10 p. 22 la VI armee reste bloquée au total dix-huit jours dans son approche vers Stalingrad par manque de carburant
  24.  Jean Lopez p. 153
  25.  le XL Panzerkorps est affecté au groupe A le 9 juillet 1942
  26.  2GM n°10 p. 23Le XXIV Panzer Korps est prêté par la IV Panzerarmee à la VI Armee le23 juillet 1942
  27.  Jean Lopez p. 153
  28.  Mémoires de Joukov vol 2 p. 122
  29.  la VIe Armée réussit un premier encerclement de la 62e Armée le 22-25 juillet, puis de la 62eArmée et de la 1e Armée de tanks les 7-8 août à Kalatch et enfin de la 4e Armée de tanks lors de la réduction de la tête de pont de Kremskaia le 15 août
  30.  Jean Lopez p. 166 26 grandes unités sont débloquées entre le 26 juillet 1942 et le22 août 1942
  31.  2GM magazine n°10 p. 23 la IV Parnzerarmee, qui devait initialement épauler la VIe Armee dans sa progression vers Stalingrad, est enlevée au groupe B le 13 juillet 1942 pour être réorientée vers Rostov.
  32.  Jean Lopez p. 145 la IV Parnzerarmee est ré-attribuée au groupe B le 31 juillet 1942 après la coupure par le groupe A de la ligne de chemin de fer qui relie Stalingrad au Caucase
  33.  Jean Lopez pp. 161-162 à cette date le XLVIII Panzerkorps est même placé sur la défensive
  34.  Jean Lopez pp. 165-166
  35.  Jean Lopez p. 167
  36.  Jean Lopez p. 170 L’insistance de Von Wietersheim lui coûtera son commandement
  37.  Jean Lopez pp. 173-174 : 1e Armée de la garde, 24e Armée & 66e Armée
  38.  Jean Lopez p. 173
  39.  Jean Lopez pp. 171-172
  40.  Jean Lopez p. 160 : depuis le 6 aout 1942 Eremenko, avec pour adjoint Gordov, coordonne les fronts de Stalingrad et du Sud-est, ce dernier ayant été créé le 3 aout 1942 pour défendre le sud de la ville
  41.  Raymond Cartier p. 46 donne le 2 septembre 1942 comme date de jonction entre les armées allemandes qui marque le début du siège, c’est la date la plus couramment admise
  42.  Jean Lopez p. 175 donne la date de jonction entre la IVe Pz et VIe Armée le3 septembre 1942 à Gontchara
  43.  Jean Lopez : les Allemands ne font "que" 10 000 prisonniers
  44.  Raymond Cartier p. 46
  45.  Jean Lopez p. 172
  46. ↑ abcdef et g Tchouikov p. 319
  47.  Jean Lopez p. 204
  48.  1 600 pour Beevor, 2 000 pour Tchouikov et Riabov.
  49.  Le paroxysme des bombardements a lieu le23 août 1942, un bombardement aérien massif (le plus massif sur le front de l'est : 1 600 sorties, 1 000 tonnes de bombes, 3 appareils abattus) de la 4e Flotte aérienne allemande. La Quatrième flotte aérienne est commandée par le Generaloberst Wolfram von Richthofen, responsable du bombardement de Guernica en 1937.
  50.  Antony BeevorStalingrad, p. 152.
  51.  Antony BeevorStalingrad, p. 154.
  52. ↑ a et b Tchouikov p. 320
  53.  Tchouikov p. 321
  54.  Antony Beevor, Stalingrad, p. 155 et 157.
  55.  Jean Lopez p.  la VI armee fait 57 000 prisonniers dans la boucle du Don plus 12 000 dans la réduction de la tête e pont de Kremskaia et encore 10 000 devant la ville quand elle manque d’encercler les 62e et 64e armées
  56.  Jean Lopez p.  les pertes données ici ne concernent que les opérations dans la boucle du Don, il faut y ajouter celles subies par les russes dans le corridor Don-Volga
  57.  Jean Lopez p. 209 ce mémo sera retransmis par Weichs à Hitler lors d'une réunion le12 septembre 1942
  58.  Jean Lopez pp. 300-301 Pour la conception de l'opération Uranus, la réunion du12 septembre 1942 donnée par Joukov dans ses mémoires semble apocryphe, mais les représentants de la Stavka inspectent les têtes de ponts aux alentours du15 septembre 1942 et des offensives de préparation sont lancées dès le 25 septembre 1942
  59.  le bataillon slovaque combat au sein de la 100e division de chasseurs
  60.  Jean Lopez p. 210 les 3 divisions de la IV Panzerarmee (24e panzer, 29e motorisée et 94ed'infanterie) qui attaquent Stalingrad passeront sous le commandement de Paulus, qui regroupe sous son commandement toutes les troupes qui opèrent dans la ville à partir de mi-septembre
  61.  Jean Lopez p. 197
  62.  Jean Lopez p. 197 la 62e Armée, après défaites de l'été et la retraite précipitée dans Stalingrad, compte des brigades de chars... sans char et des divisions comme la 35e division de la garde, qui, le 12 septembre 1942, n'a plus que 250 combattants
  63.  Jean Lopez pp. 207-208
  64.  Jean Lopez p. 216 citant Tchouikov p. 89
  65.  Antony Beevor, Stalingrad, p. 208.
  66.  Jean Lopez p. 273 donnes des exemples de la vitesse d'attrition des forces soviétiques : la 13e division de la garde perd 30% de sont effectif en 24 heures 80% en une semaine et il ne restera que 320 survivants sur 12 000 hommes à la fin de la bataille
  67.  Jean Lopez p. 261 calculs effectués à partir des informations données par David Glantz,Colossus Reborn p. 208
  68.  à partir du 8 novembre 1942 les glaces dérivantes, apparues au début du mois, empêchent totalement la traversée de la Volga
  69.  Jean Lopez p. 162
  70.  Les soviétiques révéleront après la guerre la perte de 2 000 avions lors de la phase défensive de la bataille de Stalingrad
  71.  Jean Lopez p. 273 Les pertes de la VIe Armée lors de son attaque sur la ville de Stalingrad sont de 12 000 tués contre 100 000 à 120 000 pour les défenseurs
  72.  2GM n°10 p. 22: la sixieme armée reste bloquée 18 jours sans essence avant d'arriver à Stalingrad
  73.  Les Soviétiques dirent qu'ils prirent le pont de Kalatch le 23 ; les Allemands disent qu'ils l'ont perdu le 22 ; la Luftwaffe indique que dès le matin du 21 novembre le pont était pris par les Soviétiques. cf Görlitz p. 245,.
  74.  La Seconde Guerre mondiale de Raymond Cartier, Larousse, tome 2, pp 45-69.
  75.  ibid.
  76. ↑ abcdef et g Antony BeevorStalingrad, 1999, Le livre de poche, pages 543 à 557.
  77.  Antony BeevorStalingrad, 1999, Le livre de poche, Page 218.

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Rédacteur au: www.petitpeuple.fr le webzine des jeux de société et JDR.


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MessagePosté le: Mar 26 Avr - 18:15 (2011)    Sujet du message: Publicité

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